SANTA In Pre Production mouse
Santa

12′ 2D animated short film by Xavier Almeida and Pato Bravo

Synopsis

Porto, Palácio de Cristal (Crystal Palace). Friday, April 3, 1925.

During the first fight of his career, José Santa ‘Camarão’ relives memories from his childhood in Ovar and his youth in Lisbon, tracing his evolution from boy to Portuguese boxing legend.

Porto, Palácio de Cristal. Vendredi, 3 avril 1925.

Tout au long du premier combat de la carrière de José Santa ‘Crevette’, il parcours des mémoires de son enfance à Ovar et de sa jeunesse à Lisbonne, traçant un parcours possible de l’enfant à la légende de la boxe portugaise.

SANTA CAMARÃO

José Santa was born in Ovar (Portugal) in 1902 and died in that same Portuguese seacost village 66 years later. He was known has Santa Camarão and achieved as a boxeur a great international success.

Santa Camarão is a very well-known figure in Ovar. There is a statue and a street with is name and there still who tells stories about this champion.

As a child Xavier de Almeida (one of the authors), also from Ovar, heard about this legendary boxeur and later on decided to know him better thus resulting in a Comics book writen in collaboration with Bernardo Fachada. The book tells us the story of a boxeur that was a giant since he was born, as tall as 2,06 metters, a shoe size 50 and huge hands that was kept apart because of his size.

As in the book, the film relates the story of José Santa during one of the memorable fights of Santa Camarão at the Palácio de Cristal (in Porto) against a French boxeur know by Demoor. It’s throughout the fight that through a series of flashbacks that we get to know some of the most remarking moments of his life.

When he was ten, he went to Lisboa to make a living as a lighterman and a docker. He came across with boxing bringing him success in Portugal and abroad in the 30’s. In the United States he won 31 consecutive fights in a single tour. A champion that Xavier de Almeida and Bernardo Fachada say to be a peacefull and melancholic person who’s story needs to be told. This story is based upon a little journal writen by José Santa himself.

“I don’t recall the first time I heard about him but I know I was amazed. In Ovar during my childwood – a small city, conservative and not to keen with any sort of agitation – Santa Camarão seemed to me as a fresh breeze. Has a great reference or as an icon. Time went by as did my youth; I wandered by Porto, then Rotterdam, studying something, working on something else… until I decided to move to Lisboa in 2010. One day, when talking proudly for sharing the same birth place of such a character with a friend (who recently read a small article by Marco Vaza in a newspaper about José Santa “Camarão”) that I sadly realized that no one knew Santa. Why not…? One of the greatest boxeurs in the world and with such an overwhelming life story.”

Xavier Almeida

It was then we got very involved with that figure. We live in Lisboa, a city that welcomed José Santa when he came to work as a lighterman when he was only ten. The affection and and friendlyness we feel for this character was poured in a comic book making him reborn. Over time, while investigating his life, we came across also with his historical and social environment, such as the exodus of the people from Ovar towards Lisboa in the end 19th century, beginning of the 20th; that most men worked in the docks and as lightermen, while women continued to do what they did back home: selling fish in the streets thus giving bith to one of the iconic figures of Lisboa, the “Varinas”.

We discovered that many of the frigates that sail the Tejo were built in the docks of ria de Ovar(lagoon region) by two brothers that were naval engineers; and that the first strike and women demonstration was yeld by “Varinas” in 1912… Therefore, Santa Camarão was more than a great boxeur, he was a bridge between present and past, almost making them touch each other. We got to know the real Santa. He’s fears, anguishes and his fado. A lighterman among many. And there was a notebook writen by Santa himself that tells us the first part of José Santa in the first person. That story was spilled in the film script that we’re presenting, illustrating the childhood in Ovar, youth in Lisboa and the beginning of his carreer. An all the atmosphere of those times. In its essence this is the lesser known version of Santa Camarão although he’s most epic: intimate, sad, melancholic, lonely, misunderstood, lost… and those are the character and environments that most astonishes us amd moves us to bring back to stage on an boxing ring.

Xavier Almeida & Pato Bravo

SANTA CAMARÃO

José Santa est né à Ovar en 1902 et est mort à Ovar 66 ans après. Il est resté connu sous le nom de Santa Camarão (Santa Crevette, pour la suite nous n’utiliserons que son nom portugais) et a atteint le succès international comme boxeur.

Santa Camarão est une figure connue à Ovar. Il y a une statue et une rue à son nom et il y a encore des gens qui racontent des histoires sur ce champion.

Quand il était petit, Xavier Almeida, de Ovar, a entendu parler de la “légende” et, plus tard, a décidé d’enquêter un peu plus, ayant pour résultat um scénario, écrit en commun avec Bernardo Fachada, qui donnerait naissance au livre de bande dessinée “Santa Camarão”. Le livre raconte l’histoire du boxeur depuis sa naissance, un géant de 2,06 mètres et qui chaussait du 50, il avait des mains énormes et était ostracisé à cause de sa taille.

Comme dans le livre, le film raconte l’histoire de José Santa tout au long d’un combat historique de Santa Camarão, au Palácio de Cristal de Porto, contre le boxeur français Demoor, où nous ferons succéder, par des flashbacks, certains des moments les plus marquant de sa vie.

À10 ans, José Santa est allé à Lisbonne pour gagner sa vie comme membre d’équipage de frégate et docker. Il a croisé la boxe et connaît le succès dans les années 30 au Portugal et à l’étranger. Aux États-Unis il vainquit 31 combats successifs en une tournée. Un champion, que Xavier Almeida e Bernardo Fachado disent être une figure pacifique et mélancolique, dont l’histoire mérite d’être racontée. Cette histoire se base sur un petit carnet écrit par José Santa lui-même.

Xavier Almeida:

Je ne me souviens pas de la première fois que j’ai entendu parler de lui, mais je sais que j’en ai été stupéfait. Dans l’Ovar de mon enfance et de ma jeunesseune petite ville, conservatrice, ferméeetsans grands troubles – Santa Camarão m’apparu comme unebouffée d’air frais. Comme une référence ou une icône. Le temps àpassé; j’ai été à Porto, ensuite Rotterdam, étudiant ceci, travaillant à cela… jusqu’à ce que je me décidéd’emménager à Lisbonne. C’est là qu’un jour, unami enguise de me louer pour provenir de la ville de ce grand personnage qu’il venait de découvrirm’a envoyé un article du journal Público écritparMarco Vaza sur José Santa “Camarão”. C’était unarticle simple, je ne me rappelle pas du thème de l’article, cependant, etpour moi plus attristant encore, cela m’a fait comprendre que personne ne connaissaitSanta. Comment ainsi…?! L’um des meilleurs boxeurs du monde et avec une vie tellement retentissante.

Et c’est ainsi que nous nous sommes impliqués dans cette figure. Nous vivions à Lisbonne, la ville qui a accueilli José Santa quand il est venu travailler comme membre d’équipage de frégate, à l’âge de 10 ans. L’affection et la sympathie que nous ressentions pour ce personnage s’est traduit par une bande dessinée, le faisant renaître. Au cours du temps, en enquêtant sur sa vie, nous nous sommes confrontés aussi au contexte historique et social, comme l’exode des gens d’Ovar pour Lisbonne à la fin du XIXme siècle – début du XXme siècle; la plupart des hommes travaillant comme docker ou sur les frégates, pendant que les femmes s’impliquèrent dans le travail qu’elles faisaient déjà à Ovar: elles vendaient du poisson dans la rue, et ainsi est née une figure iconique de Lisbonne, les Varinas (en laissant tomber le “O” de Ovarinas – celles d’Ovar). Nous découvrîmes que bien des frégates du Tage furent construites sur les quais de la ria (sorte de lagune) de Ovar par deux frères ingénieurs nautiques; et que la première grève et manifestation faite par des femmes fut réalisée par les Varinas en 1912… Et donc, Santa Camarão était bien plus qu’un grand boxeur; c’était un pont entre le présent et um certain passé; avec la possibilite de se rejoindre. Nous découvrîmes un Santa en chair et en os. Ses peurs, ses angoisses et son fado. Un membre d’équipage de frégate parmi tant. Et il y avait un carnet écrit par Santa lui-même, qui raconte la première partie de la vie de José Santa à la première personne. Ce récit fait partie du scénario du film que nous nous proposons de montrer, illustrant l’enfance à Ovar, la jeunesse et adolescence à Lisbonne et le début de sa vie professionnelle. Et toute l’ambiance de cette époque. Au fond, c’est la version moins connue de Santa Camarão et pourtant la plus épique: la plus personnelle, triste, mélancolique, solitaire, méconnue, perdue… et c’est ce personnage et contexte qui nous fascinent et que nous entendons maintenant mettre em mouvement, l’amenant sur scène dans un ring.

Xavier Almeida & Pato Bravo

NOTES ON THE TECHNIQUE AND SOUND

The film will be a 2D animation in black and white, with a few drawings per second.

The animation will be more frenetic and complex in the moments that guide the combat, contrasting with fixed plains – the landscapes that house the memories, punctuated by simple animations that welcome trance-like contemplation and a moment to breath: the countryside, girls running with parrots, the river, a frigate gently bobbing in the background, a poignant dialogue at the moment when the hands of a mother and son knead dough, a scene of love, a return to the bread: the hands of the first woman Santa knew.

The color follows the changing time of day, used to distinguish different moments. The color of dawn introduces the day, announcing the darkening of another color. The travels. The road. As for the rest, in the ring and at night, darkness reigns.

The sound design plays a crucial role in the construction of the film, emphasizing commotions, pauses, and melancholy. The film starts with an instrumental song for the initial training. The theme song (“The Song of Santa Camarão”, original music which is to be composed by B. Fachada) comes in at the moment when the image freezes, the moment of glory just before the end credits. The rest of the film will be driven only by ambient sound and dialogue.

Games of echoes and reverberations at the Palácio de Cristal, and in moments of time travel as well, will be used in the sound spatiality and temporality to reinforce the idea of a small and intimate space (a “drier” sound), a sound reminiscent of the past.

The sound of combat is composed, essentially, of the sounds emitted by the two athletes (breathing, punches, groans, shorts being grazed, a curse word or two) punctuated by the reaction of the crowd, absent at first, timid in the second round, euphoric in the final round.

For the sequence inside the train, the sound is also processed to accompany the hallucination.

The conversation with the Old Man, on the frigate, will have the rich and complex ambient sound of the port, river, banks, seagulls and conversations that die down as night falls.

MÉMORANDUM DESCRIPTIF DES TECHNIQUES

Le film sera fait en animation 2D, avec peu de dessins par secondes, en noir et blanc.

L’animation sera plus frénétique et complexe dans les moments qui illustrent le combat, contrastant avec des plans fixes – les paysages qui abritent les mémoires, ponctuées d’animations simples, qui invitent à la contemplation, la respiration, l’état de transe: la campagne, les enfants qui courent avec des cerfs-volants, la rivière, une frégate qui oscille dans le fond, un dialogue poignant lorsque les mains de la mère et du fils prétrissent le pain, une scène d’amour, retour au pain: les mains de la première femme que Santa a connu.

La couleur sert aux variations du jour, elle est utilisée pour distinguer différents moments, le jour se lève et la couleur introduit la journée, puis s’assombri. Les voyages. Le chemin. Quant au reste, sur le ring et dans la nuit, l’obscur s’impose.

La plastique sonore joue um rôle crucial dans la construction du film, soulignant les émotions, les pauses, la mélancolie.

Le film commence avec une musique instrumentale pour l’entraînement. La musique-thème (“La chanson de Santa Camarão”, musique originale qui sera composée par B Fachada) entre au moment où l’image se fige, le moment de gloire qui précède les  crédits finaux. Le reste du film vivra seulement de sons d’ambiance et des dialogues.

Jeux d’échos et de réverbérations dans le Palácio de Cristal et dans les moments de voyage dans le temps pour sentir également par le son la spacialité et la temporalité: utilisé pour renforcer l’idée d’un espace petit et intime (um son plus “sec”), um son qui rappelle le passé.

Le son du combat se compose, essentiellement, des sons émis par les deux athlètes (respirations, coups, gémissements, frottements  des culottes, l’une ou l’autre grossièreté) ponctués par la réaction du public, absent au début, timide au deuxième round, euphorique à la fin.

Dans la séquence du train le son est également manipulé pour accompagner l’hallucination.

La conversation avec le Vieux, sur la frégate, aura un son d’ambiance riche et complexe de port, fleuve, rivages, mouettes et conversations qui se calment à mesure que tombe la nuit.

Personnages: SANTA, Entraîneur, Arbitre (du combat), Demoor, Mère, Enfants (des cerfs-volants), Père, Vieux (de la frégate), Femme de la boulangerie, Présentateur (du colisée), Homme-Rocher.

SCRIPT

SCÉNARIO

[ SCÉNARIO ]

Budget: 140.000,00 €

Secured financing: 20.000 €

Release Date: 2022

Production